Me revoilà au même point. Mon Point Final. Pourquoi cette funeste envie ? Non Gabrielle... sont les derniers mots que j'ai tentée de laisser échapper de ma bouche mais aussi impuissante qu'effondrée ma triste et intense envie qu'elle reste dans ma vie a jamais n'ont pu me sauver ni me sortir de mon désarroi le plus complet. Je suis la funèbre métaphore de ma propre existence, l'ombre triste d'un monde sans avenir, la concrétisation d'un cauchemar atroce. Jeune et perdue, mais putain pas assez insouciante... Je la vois ma vie du coin de l'½il je la dévisage je la méprise, elle fait de moi l'esclave d'un besoin avide de FIN. Plus de souvenirs passer avec elle, plus son rire qui résonnent en moi, plus sa bouche qui s'avance en c½ur vers la mienne...elle habite mon corps .Je me sens nue, dépossédée de toute envie d'y croire , de tout désir d'avancer si je ne peux passer ma main dans ses cheveux. Faire l'affligeant constat que je ne suis guère comme eux, que je n'aie pas leur force. Je suis dénuée de tous sens combattif, ma force est son regard...Que me reste-t-il ? Un infime espoir qu'elle me revienne ? Il est aussi infime que mon envie de vivre. Il est perdu dans le néant des illusions factice, dans mon absolu gouffre atemporel, sans repères, et sans lubie. Ce besoin viscéral d'écrire me vient incessamment lorsque mon gout à la vie s'évapore dans l'air lourd et chaud d'un monde galvaniser. Comme si mon malheur devait par n'importe quel moyen s'affirmer, montrer qu'il veut lui aussi être reconnu, sortir des couches de masques que je lui impose en faisant SEMBLANT. Sometimes i feel so happy, Somestimes i feel so sad ...Les premières paroles de notre chanson « PALE BLUE EYES », une chambre, cette chanson en boucle, moi, vidé, ses bras enlacées, ma bouche, son oreille, mes mots, son c½ur qui bat au rythme de mon prénom. Comment pouvoir vivre avec des souvenirs aussi intense...Autant laisser la vie nous prendre la main nous tirer avec hargne et aigreur vers le chemin de la mort.Suicidaire moi ? Non juste réaliste, ce foutu réel me consume vous m'entendez, ma vie s'est arrêter ce vendredi 20 juin 12h28 alors que le soleil se reflétait sur ses cheveux, ma vie s'est arrêtée quand en refermant la porte je me suis écroulée dans l'escalier à prier que ceci ne fut qu'un mauvais rêve. Depuis je ne suis qu'une pale imitation de moi-même, a me battre pour faire SEMLANT devant EUX, à me battre constamment, a me battre contre Mon Point Final. Elle t'aime disent certain, Elle m'a quittée dit mon c½ur, vous vous tromper elle ne m'aime pas. En espérant ne pas y laisser la vie. Mon Point Final.